04. Prière volontaire (téphilat nédava)

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Comme nous l’avons vu (chap. 1 § 7), nos sages ont institué trois offices quotidiens : Cha’harit, en regard du sacrifice journalier du matin, Min’ha en regard du sacrifice journalier de la fin de l’après-midi, ‘Arvit en regard de la combustion des membres et des graisses sacrificiels sur l’autel (ci-dessus, au chap. 2 § 2-5, nous avons appris en quoi consistait à cet égard l’obligation des femmes). De même que, à l’époque du Temple, toute femme qui le désirait pouvait ajouter des offrandes volontaires, ainsi toute femme peut-elle réciter une ‘Amida supplémentaire, volontaire. Comme le dit Rabbi Yo’hanan : « Si seulement on pouvait être toute la journée en prière ! » (Berakhot 21a). Et pour qu’il soit perceptible qu’il s’agit d’une prière additionnelle, il faut ajouter dans cette ‘Amida quelque demande personnelle, particulière. De même que l’on ne fait pas de sacrifice additionnel de Moussaf, ainsi ne récite-t-on pas une ‘Amida volontaire additionnelle de Moussaf. Et de même que l’on ne fait pas de sacrifices volontaires le Chabbat et les jours de fête, ainsi ne dit-on pas, durant ces jours, de ‘Amida à titre volontaire (Choul’han ‘Aroukh 107, 1-2).

Si l’on se propose de dire une prière additionnelle, il faut bien se connaître, afin d’être certain de pouvoir se concentrer du début à la fin de sa ‘Amida. Si l’on ne peut se concentrer comme il convient, on ne dira pas de ‘Amida additionnelle (Choul’han ‘Aroukh 107, 4).

De nos jours, il est convenu de dire que nous ne nous concentrons pas comme il convient, et l’on donne donc pour consigne de ne pas ajouter de ‘Amida volontaire. Toutefois, quand une femme veut réciter la ‘Amida du soir (‘Arvit), bien qu’elle en soit exemptée, cette prière n’est pas considérée à son égard comme prière additionnelle volontaire ; par conséquent, même quand elle n’est pas en mesure de se concentrer durant toute la ‘Amida, elle peut réciter celle du soir, si elle le souhaite, et elle en percevra la récompense.

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