02. Ecoute du chofar et office de Moussaf durant les jours redoutables

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Les femmes sont dispensées de la mitsva d’écouter le son du chofar[a], puisqu’il s’agit d’un commandement positif dépendant du temps. Toutefois, celles qui souhaitent l’accomplir seront récompensées pour cela, et telle est la coutume des femmes d’Israël que d’accomplir cette mitsva. Quand un homme, qui a déjà écouté la sonnerie du chofar, effectue la sonnerie à l’intention des femmes, il ne récite pas la bénédiction correspondante. Mais quand est présente une femme qui pratique les coutumes ashkénazes, elle prononce elle-même la bénédiction avant la sonnerie. S’il y a là d’autres femmes, elles écouteront sa bénédiction et répondront amen. En revanche, si toutes les femmes présentes pratiquent les coutumes séfarades, elles accompliront la mitsva sans que la bénédiction soit récitée (Choul’han ‘Aroukh 589, 6 ; cf. plus haut, chap. 2 § 8).

Comme nous l’avons vu (chap. 2 § 9), les décisionnaires sont partagés sur la question de savoir si les femmes doivent dire la ‘Amida de Moussaf. Selon certains, puisque l’on demande également miséricorde dans la ‘Amida de Moussaf, cette prière est comparable aux autres prières obligatoires, auxquelles, de l’avis de Na’hmanide et de la majorité des décisionnaires, les femmes sont tenues. De plus, cette prière fut instituée en l’honneur de la sainteté du jour ; si bien que, de même que les femmes sont tenues à la récitation du Qidouch de Chabbat, ainsi doivent-elles dire la prière de Moussaf (Maguen Guiborim). Selon d’autres, puisque la prière de Moussaf est dépendante du temps, les femmes en sont dispensées (Tsla’h). En pratique, attendu que cette mitsva est de rang rabbinique, la halakha est conforme à l’opinion indulgente, et il n’y a pas d’obligation pour les femmes à réciter la ‘Amida de Moussaf. Celle qui voudrait toutefois dire cette prière est fondée à le faire, et elle en tire du mérite. Les jours de Roch Hachana et de Kippour, en revanche, il convient que toute femme récite la ‘Amida de Moussaf, car c’est dans cette prière que réside essentiellement notre demande de miséricorde durant les jours redoutables.

Les femmes n’ont pas coutume de pratiquer l’annulation des vœux (hatarat nédarim) à la veille de Roch Hachana : elles s’appuient sur l’annulation des vœux prononcée le soir de Kippour, dans la déclaration Kol nidré (Halikhot Chelomo, Mo’adim 1, 10). C’est pourquoi elles ont soin d’arriver à temps à la synagogue, le soir de Kippour, pour prendre part au Kol nidré. Une femme mariée peut mandater son mari, en lui demandant de la délier de ses vœux, lorsqu’il se déliera des siens propres. Une femme non mariée, en revanche, ne pourra mandater une autre femme, ni un homme, pour la délier de ses vœux (Choul’han ‘Aroukh 239, 56 ; Taz 46 ; Rav Pe’alim IV, Ora’h ‘Haïm 34, 5).


[a]. Corne de bélier, dans laquelle on sonne durant les offices matinaux de Roch Hachana.
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