16. Faut-il en parler avant le mariage ?

Si un homme sent, en lui-même, une certaine attirance pour les personnes de son sexe, mais que, en pratique, il parvienne à se dominer, et qu’il sache avec certitude qu’il a le désir et la volonté d’épouser une femme, qu’il pourra se réjouir de sa femme et la réjouir comme il convient à celle-ci, sans craindre de la tromper, cet homme n’est pas obligé de révéler sa tendance adventice à la jeune fille qu’il aurait rencontrée.

Par contre, quand cette tendance est plus forte, qu’il éprouve des doutes quant à sa capacité de réjouir son épouse comme il convient, et à plus forte raison quand il garde en son cœur la crainte qu’il ne lui soit difficile de lui rester fidèle, c’est une obligation que d’en parler à la jeune fille, avant le mariage, afin qu’elle puisse décider si elle se fie à lui, et à sa capacité de fonder avec elle un foyer fidèle, dans l’amour et la joie.

En tout cas de doute, il est juste de prendre conseil auprès d’un rabbin ou d’un spécialiste qui craint Dieu. Et tout ce qui est dit ici au sujet des hommes s’applique également aux femmes qui éprouvent une attirance spéciale pour les personnes de leur sexe.

Si un homme est plongé dans la faute de relations homosexuelles, qu’il épouse une femme sans lui faire connaître ses tendances, et que cette femme, quand elle apprend la chose, veuille immédiatement annuler le mariage, le tribunal rabbinique peut, dans certains cas, lorsqu’il est difficile d’obtenir du mari de donner l’acte de divorce, annuler le mariage sans qu’il soit besoin d’acte de divorce, car la femme se sera mariée avec lui par erreur (Igrot Moché, Even Ha’ezer IV 113).

Ce contenu a été publié dans Chapitre 04 - Préservation de l’alliance. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.