07 – Les différentes sortes de Qaddich

Nos sages ont institué la récitation du Qaddich à la fin de chaque section de l’office. Après le rappel des sacrifices, on dit le Qaddich derabbanan ; après les Pessouqé dezimra, on récite le Qaddich abrégé (‘hatsi-Qaddich) ; après la Nefilat apayim et les Ta’hanounim, le Qaddich abrégé ; [les lundis et jeudis, on ajoute un autre Qaddich abrégé après la lecture de la Torah ;] après la Qédoucha de-sidra, le Qaddich Titqabal ; après le psaume du jour, le Qaddich des orphelins (Qaddich Yehé chelama) ; et après les paragraphes de l’encens (Pitoum haqetoret), le Qaddich derabbanan (Chibolé Haléqet 8). Par le biais du Qaddich, nous concluons et nous élevons chaque étape de la prière vers sa plus haute vocation, l’honneur dû à Dieu. De là, nous poursuivons vers l’étape suivante.

Il existe quatre versions du Qaddich, que nous signalerons nommément : 1) Qaddich abrégé (‘Hatsi-Qaddich) : il est formé de la partie essentielle du Qaddich ; on l’appelle ainsi pour le distinguer des autres versions du Qaddich, qui sont augmentées d’autres passages. Chaque fois qu’il convient de ne pas trop s’interrompre, on dit le Qaddich abrégé. 2) Qaddich Yehé chelama[e], également appelé Qaddich complet (Qaddich chalem). On le dit après la récitation de versets de la Bible ; il s’y ajoute la demande que nous, ainsi que tout le peuple d’Israël, bénéficions de la paix et d’une bonne vie. Il se conclut par la formule : Ossé chalom bimromav… véimrou amen (« Celui qui fait régner la paix dans ses cieux, qu’Il fasse régner la paix sur nous et sur tout Israël, et dites amen »). Dans la mesure où ce Qaddich est généralement récité par des personnes ayant perdu un parent, il est également appelé Qaddich des orphelins (Qaddich yatom). 3) Qaddich Titqabal[f] : il est prononcé par l’officiant après la conclusion de la ‘Amida[g]. Avant le passage Yehé chelama, également inséré ici, est incluse la demande que notre prière soit agréée. 4) Qaddich derabbanan (« Qaddich des rabbins ») : on le dit après l’étude des paroles des sages. Avant le passage Yehé chelama, également inclus ici, on insère une requête pour les étudiants de la Torah, afin qu’ils bénéficient d’une bonne et longue vie.

Répondre amen à ces différents ajouts n’est pas aussi important que de répondre à la partie essentielle du Qaddich. Aussi n’y a-t-il pas lieu de s’interrompre au cours de la récitation des bénédictions du Chéma ou des Pessouqé dezimra pour répondre à ces ajouts (cf. note 7).


[e]. Il tire son nom des premiers mots de la partie ajoutée au Qaddich de base : Yehé chelama rabba min Chemaya…(« Qu’une grande paix nous soit accordée du Ciel… »).
[f]. Ainsi appelé d’après les premiers mots du passage qui y est ajouté : Titqabal tselotehon ouva’outehon… (« Que soient agréées les prières et les requêtes de toute la maison d’Israël… »).
[g]. Comprise extensivement : la ‘Amida, conclue par les éventuelles supplications (Ta’hanounim), la lecture de la Torah, Achré/Tehila lé-David et Ouva lé-Tsion.

Ce contenu a été publié dans Chapitre 23 – Conclusion de l’office du matin et règles du Qaddich. Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.