09 – Barekhou

Pour le bénéfice des retardataires, qui seraient arrivés à l’office après le début des bénédictions du Chéma et auraient donc manqué de répondre à Barekhou avec l’assemblée, nos sages ont décidé qu’au terme de la prière, l’officiant répèterait Barekhou. Les retardataires répondent alors, et l’ensemble de l’assemblée avec eux : Baroukh Ado-naï hamevorakh lé’olam vaed (« Que soit béni l’Eternel, Lui qui est béni à jamais »). On a également cet usage à la fin de l’office d’Arvit. D’après cela, le Chabbat et les jours de fête, il n’est pas nécessaire que l’officiant répète Barekhou à la fin de l’office ; en effet, il est vraisemblable que les retardataires eux-mêmes aient eu le loisir d’entendre Barekhou récité par les appelés à la Torah (Choul’han ‘Aroukh 133, 1 ; Maharits ; Michna Beroura, début du chapitre 69). C’est sur ce motif que se fondent les adeptes du  rituel ashkénaze qui, même les jours ouvrables où la Torah est lue publiquement, ne disent pas Barekhou à la fin de l’office. En revanche, les jours où l’on ne fait pas la lecture de la Torah, on a l’usage de dire Barekhou en tout état de cause, sans vérifier s’il se trouve effectivement un fidèle qui ait besoin de rattraper ce texte ; cela, afin de ne pas importuner les fidèles en les obligeant à vérifier chaque jour s’il y a un retardataire.

Selon Rabbi Isaac Louria, on dit toujours Barekhou à la fin de l’office car, selon l’interprétation mystique de la prière, il est nécessaire de dire deux fois Barekhou à chaque office : une première fois avant les bénédictions du Chéma, une seconde fois à la fin de l’office. Il en est de même à l’office d’Arvit. Tel est l’usage séfarade et ‘hassidique (Kaf Ha’haïm 133, 1).

D’après tous les rites, Barekhou se place après le Qaddich derabbanan, qui est le dernier Qaddich. De cette façon, même le dernier des retardataires peut l’entendre. Il est de coutume que celui qui prononce le Qaddich dise également Barekhou. Il arrive que celui qui dit le dernier Qaddich soit un endeuillé qui n’est pas encore parvenu à l’âge des mitsvot (treize ans). En ce cas, il faut veiller à ce que ce soit l’officiant, lequel a déjà l’âge des mitsvot, qui dise Barekhou (Michna Beroura 55, 4).

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