12 – Récitation du Qaddich après une étude

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C’est une mitsva de prononcer le Qaddich après toute étude publique. Si l’on a appris des versets (Torah écrite), on dit le Qaddich Yehé chelama rabba. Si l’on a étudié des paroles des sages (Torah orale), on dit le Qaddich derabbanan. On a l’usage, après avoir étudié les paroles des sages, d’ajouter des fragments d’Aggada[h], propres à réjouir le cœur, afin que le Qaddich se dise à leur suite, avec joie (Birké Yossef 55, 1 ; cf. Michna Beroura 55, 9). Aussi ajoute-t-on, après les paragraphes de l’encens, des passages aggadiques consacrés au mérite d’étudier les lois chaque jour, et aux sages, qui répandent la paix dans le monde.

Certains pensent que l’on ne récite le Qaddich après une étude que dans le cas où dix hommes ont effectivement étudié ensemble, qu’il s’agisse de versets ou de paroles des sages (‘Aroukh Hachoul’han 55, 5). D’autres disent que, même si deux personnes seulement ont étudié ensemble, et qu’immédiatement après la fin de leur étude d’autres personnes se sont rassemblées dans ce même endroit, formant le quorum de dix, on peut réciter le Qaddich à l’occasion de cette étude (Maguen Avraham, Michna Beroura 54, 9 ; 55, 2). L’usage veut que, lorsque quelqu’un désire réciter le Qaddich après son étude, il prononce préalablement à voix haute la maxime talmudique : « Rabbi ‘Hananya ben Aqachya dit : le Saint béni soit-Il a voulu conférer du mérite au peuple d’Israël, aussi a-t-il multiplié, à son intention, la Torah et les commandements, comme il est dit (Is 42, 21) : “L’Eternel a désiré, pour manifester Sa justice, rendre la Torah grande et puissante” » (Makot 3, 16). Et dès lors que dix hommes entendent ces paroles de nos sages, on considère que ces dix personnes étudient ensemble ; on peut donc prononcer alors le Qaddich en conformité avec toutes les opinions. De même, quand on dit le Qaddich après la récitation de versets, on prononce préalablement trois versets à voix haute ; après quoi, on peut réciter le Qaddich d’après toutes les opinions.


[h]. Aggada: partie non-juridique du Talmud et du Midrach, composée de passages narratifs et de maximes sapientiales et éthiques.

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