13. Quand on voyage et que le temps de la ‘Amida arrive

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Si l’on a l’habitude de réciter régulièrement la prière de Cha’harit ou celle de Min’ha, comment procéder lorsque l’on voyage en voiture et que le temps de la prière arrive ? Si  l’on est soi-même la conductrice, il est interdit de réciter la ‘Amida en conduisant. En effet, on ne pourrait de cette façon se concentrer convenablement, et l’on risquerait encore de se mettre en danger physiquement. Aussi doit-t-on arrêter sa voiture pour prier.

Mais si c’est une autre personne qui conduit et que l’on soit pressé d’arriver à destination, ou qu’un autre voyageur soit pressé d’arriver à destination, on peut dire la ‘Amida assis. En effet, si le conducteur interrompait le voyage afin de permettre à sa passagère de réciter la ‘Amida, celle-ci serait soucieuse de terminer sa prière rapidement, afin de ne pas le retarder, et ne pourrait se concentrer convenablement. Aussi vaut-il mieux dire la ‘Amida assis, puisque, comme nous l’avons vu (§ 3), celui qui dit la ‘Amida assis est a posteriori quitte de son obligation.

Même quand on prie assis, on joint les pieds l’un à l’autre (Michna Beroura 95, 2), et l’on s’efforce de tourner la face en direction de Jérusalem (Michna Beroura 94, 15). Dans les passages où l’on doit se prosterner, on se redressera quelque peu puis on se courbera, selon ses possibilités (Choul’hanAroukh 94, 5 ; ‘Aroukh Hachoul’han 18).

Si l’on voyage en autobus ou en train, où l’on dispose de plus de place, et que l’on puisse se lever et se concentrer comme il convient, il est préférable de se lever pendant la ‘Amida. Mais si le fait de rester debout est de nature à perturber sa concentration, en raison des cahots du voyage ou parce que l’on est gêné à l’égard des autres voyageurs, on priera assis, pieds joints. S’il est possible de se lever brièvement pour se prosterner, on se lèvera et l’on se prosternera aux moments prévus pour les prosternations, et l’on se rassiéra. À la fin de la ‘Amida, si on le peut, on se lèvera et l’on reculera de trois pas[4].


[4]. Cf. Choul’han ‘Aroukh 94, 5. Si l’on se trouve face à deux possibilités, soit de se tenir debout pieds disjoints, soit de rester assis pieds joints, il est préférable de se lever. De même, il semble préférable de prier debout dans une direction autre que Jérusalem, plutôt qu’assis en direction de Jérusalem (cf. La Prière d’Israël 17, note 12).
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