01. La prière de Chabbat

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La ‘Amida de Chabbat comprend sept bénédictions. Le texte des trois premières et des trois dernières est identique à celui des jours de semaine ; en revanche, au lieu de treize bénédictions, la partie centrale ne comprend, le Chabbat, qu’une bénédiction particulière, sur le thème de la sainteté du jour.

Certes, il y aurait eu lieu de réciter, le Chabbat, toutes les bénédictions que l’on dit les jours de semaine, et d’en ajouter une, particulière, en l’honneur du Chabbat. Mais nos sages n’ont pas voulu peser sur le public en prolongeant davantage la prière ; ils ont donc abrégé le texte de la ‘Amida et, au lieu de treize, ont institué une bénédiction centrale unique. Toutefois, si, par erreur, on a commencé à réciter les bénédictions des jours ouvrables, et que l’on s’aperçoive de son erreur au milieu de l’une d’elles, on conclura la bénédiction que l’on était en train de réciter, puis, seulement après, on reviendra au texte spécifique au Chabbat. La raison en est que, dans le fond, il aurait convenu de réciter l’ensemble des bénédictions de semaine ; dès lors, si l’on a déjà commencé à réciter l’une d’elles, il convient de la mener jusqu’à son terme (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 268, 2)[1].

En ce qui concerne la bénédiction centrale, propre au Chabbat, nos sages ont institué un texte particulier à chaque ‘Amida du saint jour : Ata qidachta (« Tu as sanctifié ») pour la ‘Amida de l’office du soir (Arvit), Yisma’h Moché (« Que Moïse se réjouisse ») pour l’office du matin (Cha’harit), et Ata é’had (« Tu es Un ») pour l’office de l’après-midi (Min’ha). Si l’on s’est trompé et que l’on ait récité l’un de ces textes à la place de l’autre, en disant par exemple à Arvit le texte de Min’ha, on est quitte, puisque chacun de ces textes traite de la sainteté du Chabbat. Mais si l’erreur a consisté à dire, au lieu de la ‘Amida de Chabbat, la ‘Amida des jours de semaine, on n’est pas quitte, puisque l’on n’a pas mentionné le Chabbat, et il faut donc recommencer la ‘Amida, cette fois comme il convient. Si l’on s’aperçoit de son erreur avant d’avoir conclu la ‘Amida, on reviendra au début de la bénédiction spécifique à Chabbat, et de là, on poursuivra sa ‘Amida jusqu’à la fin (Choul’han ‘Aroukh 268, 5-6).


[1]. Dans la prière de Moussaf, si l’on s’est trompé en commençant la lecture des bénédictions de la semaine, et que l’on s’aperçoive que c’est bien la prière de Moussaf qu’il faut dire, on s’interrompt immédiatement, même si l’on est au milieu de la formule finale de bénédiction (Baroukh…) ; en effet, il n’y a aucun besoin de dire les bénédictions de la semaine dans le cadre de la prière de Moussaf (Michna Beroura 268, 5). Cf. encore Pniné Halakha, Chabbat I 5, note 5.
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