04. Pessouqé dezimra, lecture de la Torah et office de Moussaf

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Depuis l’époque des Richonim, on a coutume d’ajouter, le Chabbat, des cantiques aux Pessouqé dezimra habituellement récités avant la ‘Amida de Cha’harit ; et l’on a choisi des cantiques qui traitent de la création du monde ou du don de la Torah, car le Chabbat est célébré en souvenir de la création du monde, et la Torah fut donnée le jour de Chabbat. De plus, avant la bénédiction Yichtaba’h qui conclut les Pessouqé dezimra, on ajoute l’hymne Nichmat kol ‘haï (« L’âme de tout vivant bénira Ton nom… »), magnifique louange liée au thème du Chabbat en ce qu’elle mentionne la sortie d’Egypte – en effet, le Chabbat est également célébré en souvenir de la sortie d’Egypte (Tour, Ora’h ‘Haïm 281, Levouch ; cf. Pniné Halakha, Chabbat I, 5, 14).

Après la prière de Cha’harit, on procède à la lecture de la Torah. Nous avons déjà étudié ici les règles de la lecture de la Torah (chap. 20 § 15), et nous avons vu à cette occasion que, le Chabbat, on fait monter sept appelés. Ajoutons que l’institution de la lecture sabbatique a pour intention de couvrir l’ensemble du texte du Pentateuque. À l’époque du Talmud, on avait coutume, en terre d’Israël, de terminer la lecture de toute la Torah en trois ans, tandis qu’en Babylonie l’usage était d’en achever la lecture en un an. C’est ce dernier usage qui est pratiqué de nos jours. Si une communauté a manqué de lire la section hebdomadaire de la Torah (la paracha) lors d’un certain Chabbat, elle lira deux sections le Chabbat suivant, afin de rattraper la section manquante (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 135, 2).

Après la lecture de la Torah et la haftara[f], on récite la ‘Amida de Moussaf (« supplément »), qui fut instituée en référence aux sacrifices additionnels qu’il nous était prescrit d’apporter le Chabbat, en raison de la sainteté du jour. De même, à chacune des fêtes mentionnées par la Torah, nous récitons une ‘Amida de Moussaf, en référence aux sacrifices additionnels que nous avions ordre d’offrir en vertu de la sainteté de la fête (cf. ci-après § 6).


[f]. Haftara: passage tiré des livres des Prophètes (Neviim), et récité le Chabbat matin après la lecture de la Torah. Cf. ci-après § 5.
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