07 – Cuisiner les mets du Yom tov en quantité supérieure à ce qui est indispensable

Bien que l’on puisse s’acquitter du repas de Yom tov en servant un seul plat cuisiné, celui qui veut ajouter à la joie de la fête un supplément de perfection est autorisé à cuisiner, pour le repas de Yom tov, de nombreux mets, comme il est d’usage d’en préparer pour les repas les plus beaux.

Si l’on préfère manger des pains chauds, sortant du four, on est autorisé, bien qu’on ait déjà des pains cuits de la veille, à faire cuire de nouveaux pains pour le Yom tov (Michna Beroura 506, 37). Et puisqu’il est interdit d’allumer un feu nouveau, le Yom tov, il est interdit d’allumer le four de cuisson ; aussi, le moyen de l’activer pendant Yom tov est la minuterie de Chabbat, qu’on aura réglée la veille de la fête (cf. ci-après, chap. 5 § 7).

Il est permis d’accommoder, le Yom tov, des plats dont la préparation requiert de grands efforts, tels que des kisnim[d] faits de feuille de pâte très fine. De même, il est permis de cuire des fruits pour leur donner du goût, bien qu’on puisse les manger crus. Il est aussi permis de se donner de la peine pour préparer un plat, afin de lui ajouter du goût et de l’arôme.

Si l’on souhaite tremper son pain dans un jus de viande, on est autorisé à cuisiner le plat de viande tout entier, pendant le Yom tov, pour obtenir le jus, puisqu’il n’est pas d’autre moyen de produire le jus que l’on désire manger.

Puisqu’il est interdit d’allumer un feu nouveau, le Yom tov, on allume une bougie avant l’entrée de la fête, et c’est à cette bougie que l’on prendra du feu pour allumer le gaz, pour les besoins de la cuisine. Si l’on veut éteindre le feu après avoir terminé de cuisiner, on le fait de manière indirecte (grama), ou par le biais d’une minuterie à gaz, comme nous le verrons par la suite (chap. 5 § 5).


[d]. Petits chaussons fourrés (aux épinards, aux tomates confites, au fromage…), bricks à l’œuf ou aux anchois.

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