04 – Ustensiles destinés à l’alimentation

Il est permis, à ‘Hol hamo’ed, de réparer des ustensiles destinés à l’alimentation (makhchiré okhel néfech), c’est-à-dire, en l’occurrence, des ustensiles nécessaires à la préparation de la nourriture destinée à la fête, tels que les cuisinières à gaz, fours de cuisson, mixeurs, couteaux et brochettes. Même quand ils nécessitent une réparation professionnelle, qui dure longtemps, il est permis de requérir à cette fin les services d’un technicien juif, et de lui payer son travail. Car de même qu’il est permis d’accomplir toute mélakha nécessaire à la préparation d’aliments pour la fête, de même est-il permis d’accomplir toute mélakha nécessaire à la réparation d’ustensiles par lesquels se préparent les aliments de la fête. Même dans le cas où l’on pourrait demander à ses voisins d’utiliser leur cuisinière, il est permis de faire venir un technicien qui réparera sa propre cuisinière (Choul’han ‘Aroukh 540, 7, Michna Beroura 28).

Toutefois, il existe une différence sur un point entre activité culinaire et réparation d’ustensiles : s’agissant de la nourriture, dans le cas même où il eût été possible de la préparer avant la fête, et où l’on a repoussé sa préparation à ‘Hol hamo’ed, il reste permis de la préparer à ‘Hol hamo’ed, même par le biais d’un travail requérant une compétence spéciale (mélékhet oman) ; tandis qu’il est interdit de réparer à ‘Hol hamo’ed un ustensile que l’on aurait pu réparer à la veille de la fête et dont on a repoussé la réparation à ‘Hol hamo’ed. Et si ce n’est pas intentionnellement que l’on a repoussé la réparation de l’ustensile à ‘Hol hamo’ed, mais que, par négligence, on n’ait pas pris le temps de le réparer avant la fête, il sera permis de le réparer à ‘Hol hamo’ed, même par le biais d’un spécialiste (Rama 540, 8, Michna Beroura 27, Cha’ar Hatsioun 23).

Tout cela concerne les ustensiles permettant la préparation alimentaire (makhchirim) ; mais quant aux ustensiles rendant indirectement possible la préparation alimentaire (makhchiré makhchirim), et quand bien même il n’aurait pas été possible de les réparer à la veille de la fête, il sera interdit de les réparer à ‘Hol hamo’ed par le biais d’un travail requérant une compétence spéciale. Il est cependant permis de les réparer par un travail simple (mélékhet hédiot) et exécuté gratuitement. Par exemple, il est interdit de réparer de façon professionnelle des filets de pêche, car ce n’est pas avec le filet que l’on apprête les poissons pour les manger, mais avec un four ou une cuisinière ; le filet aide seulement à attraper les poissons (Choul’han ‘Aroukh 541, 1). De même, quand on a besoin d’une échelle pour faire descendre des aliments d’un entrepôt élevé, il est interdit de la réparer par le biais d’un travail spécialisé ; mais on peut effectuer une réparation ne requérant pas de compétence particulière ; cela, parce que l’échelle ne concourt pas à la préparation de la nourriture elle-même, mais aide seulement à ce que celle-ci soit apportée. Il est également interdit de réparer, par une mélékhet oman, une table où l’on mange, un lave-vaisselle, un plan de travail sur lequel on pose des aliments, puisque ce sont là des ustensiles indirects, makhchiré makhchirim.

Quand le robinet d’eau de la cuisine est abîmé, et qu’il soit difficile de se servir d’un autre robinet de la maison pour les besoins alimentaires, il sera permis de le réparer, même par le biais d’un travail spécialisé, puisqu’il s’agit d’un ustensile concourant à l’alimentation ; en effet, c’est par son biais que nous parvient l’eau destinée à la boisson et à l’activité culinaire. De même, quand le système électrique s’est abîmé, il est permis de le réparer par le biais d’un travail requérant une spécialité, car cette électricité est nécessaire à l’éclairage du lieu où l’on mange, ainsi qu’à la mise en marche du four de cuisson et de la bouilloire électrique.

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