13. Quand une malade du cancer est tombée enceinte

Il est permis à une femme enceinte atteinte d’un cancer virulent d’avorter, car la grossesse entraîne une extension plus rapide de la maladie. Et bien que l’avortement ne puisse sauver sa vie, mais seulement ralentir le rythme d’extension de la maladie et allonger sa vie de quelques mois, il est permis d’avorter, car la vie de la mère a priorité sur celle du fœtus. Même une seule heure de sa vie est importante : on voit bien que l’on transgresse le Chabbat afin d’allonger la vie d’un malade ou d’un agonisant (Chéïlat Yechouroun 39). Il semble que les décisionnaires rigoureux eux-mêmes s’accorderaient à le dire. Bien que certains auteurs estiment qu’il est interdit, même en un tel cas, de procéder à un avortement direct, il reste permis d’accomplir les soins chimiothérapiques ordinairement prescrits en pareil cas, quoiqu’ils entraînent, indirectement, la mort du fœtus (cf. Nichmat Avraham, ‘Hochen Michpat 425, 1, note 15).

Toutefois, si la malade le veut, il lui est permis de garder l’enfant. Et bien que la poursuite de la grossesse ait pour effet de hâter sa propre fin, et qu’il soit obligatoire à chacun de faire tout ce qui est en son pouvoir pour prolonger sa vie, il demeure permis, dans ce cas, de prolonger la grossesse, car le but est de faire vivre le fœtus qui est en son sein (Tsits Eliézer IX 51, 3).

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