04. Elire domicile dans la ville, élire domicile en dehors de la ville

    Si l’on s’établit pour Chabbat dans une ville, ou dans un village, qu’il y habite des Juifs ou des non-Juifs, tout le territoire habité continument est considéré comme un seul et même lieu, et l’on compte deux mille ama à l’extérieur de l’agglomération. Même s’il y a un espacement entre les maisons, dès lors qu’elles sont entourées d’une clôture ou d’un érouv, tout le territoire entouré est considéré comme un seul et même lieu, et l’on mesure deux mille ama au-delà de ce lieu (comme nous le verrons ci-après, § 8).

Simplement, tout cela ne vaut que si je passe le Chabbat à l’intérieur de la ville, ou à l’intérieur du carré dans lequel elle s’inscrit. Mais si je passe le Chabbat dans la campagne qui est à proximité de la ville, je ne dispose que de deux mille ama dans chaque direction[c], et si ces deux mille ama se terminent au milieu de la ville, c’est là que s’achèvera mon périmètre sabbatique, et l’on ne dira pas que toute la ville est, à mon égard, comparable à mes quatre amot[5].


[c]. Au-delà de mes quatre amot personnelles. 

[5]. Mais si toute la ville (ou tout le village) s’inscrit dans mes deux mille ama, alors c’est toute la ville qui sera considérée comme « quatre coudées », et l’on comptera également les deux mille ama au-delà de la ville (Choul’han ‘Aroukh 408, 1), comme la figure suivante le montre :

Ce contenu a été publié dans Chapitre 30 - Zones d’habitation (te’houmin). Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Les commentaires sont fermés.