07. Dans quels cas on n’inscrit pas la ville dans un carré

Comme nous l’avons vu, on inscrit la ville dans un carré (ou autre rectangle), grâce à quoi l’on gagne les coins. Cependant, nos sages enseignent que, dans certains cas, il est impossible de tracer une quelconque ligne droite, qui permettrait de définir un carré dans lequel toute la ville pourrait s’inscrire. C’est le cas lorsque la ville est enclavée par une trop grande superficie de terrain non habité, par exemple lorsque la ville est bâtie en forme d’arc, ou d’équerre (à la manière de la lettre grecque gamma : Γ). Le principe est le suivant : quand quatre mille ama séparent deux côtés de l’enclave, on n’inscrit pas la ville dans un carré pour en compter le périmètre.

Terrain enclavé dans une ville bâtie en angle droit :

Terrain enclavé dans une ville bâtie en arc[8] :

[8]. Certes, pour Maïmonide et le Choul’han ‘Aroukh 398, 4, on compte deux mille ama depuis l’entrée des maisons, de manière que le périmètre sabbatique s’arrondit. Mais selon Tossephot (55b ד »ה ואם לאו), le Roch, la majorité des Richonim et le Rama, on trace une ligne droite à l’endroit où l’amplitude de l’arc est inférieure à quatre mille ama. La halakha est conforme à la majorité des décisionnaires, d’autant plus que les règles du périmètre sabbatique sont de rang rabbinique, cas dans lequel la halakha suit l’opinion indulgente. Il est vrai que le Tour est plus indulgent encore, mais les autres décisionnaires ne l’ont pas suivi à cet égard, comme l’écrit le Béour Halakha ד »ה וי »א. Il subsiste cependant un doute quant à la manière de mesurer la partie où l’arc s’élargit, atteignant une amplitude de quatre mille ama et au-delà. On peut simplement adopter, en cela, la méthode de Maïmonide et du Choul’han ‘Aroukh, qui veut que le périmètre s’arrondisse. C’est la position du ‘Hazon Ich (Ora’h ‘Haïm 110, 10). Cf. Har’havot.
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