11 – Requêtes personnelles dans le cadre de la ‘Amida

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Dans leur sagesse et par la sainteté de leur esprit, les membres de la Grande Assemblée ont inclus dans le texte de la ‘Amida toutes les aspirations idéales du peuple d’Israël. Ils ont de plus pesé chaque mot avec la plus grande précision, jusqu’à l’établissement d’une version parfaite, par laquelle l’âme juive peut s’épancher devant son Créateur de la façon la plus élevée.

Malgré cela, si le fidèle désire ajouter des requêtes personnelles dans la section centrale de la ‘Amida, il y est autorisé. En revanche, il est interdit de mêler des requêtes particulières aux trois premières bénédictions, lesquelles sont destinées à louer Dieu, ou aux trois dernières, destinées à exprimer notre reconnaissance envers Dieu ; cela, afin de ne pas brouiller le caractère général de ces bénédictions (Choul’han ‘Aroukh 112, 1 ; 119, 1).

Les requêtes personnelles qu’il est permis d’ajouter au sein de la partie centrale doivent aborder des sujets semblables aux bénédictions dans lesquelles elles s’insèrent. Par exemple, si l’on a un malade chez soi, on peut demander sa guérison au sein de la bénédiction Refaénou, où l’on prie pour la guérison des malades. Si l’on doit prier pour sa subsistance, on inclura sa demande dans la bénédiction des années (Birkat hachanim)[b]. Si l’on souhaite qu’un proche parent vienne s’installer en terre d’Israël, on insèrera une prière à son propos dans la bénédiction Méqabets nid’hé amo Israël (« qui rassembles les exilés de Son peuple Israël »). La bénédiction Choméa’ téphila (« qui écoutes la prière ») a ceci de particulier que l’on peut y insérer toutes sortes de demandes. En effet, puisqu’elle conclut les bénédictions de requête, elle résume l’ensemble d’entre elles. Lorsque l’on ajoute une requête particulière, on commence par la récitation du texte général fixé par le rituel, puis on inclut la demande particulière avant la formule concluant la bénédiction.

Il est non seulement permis d’inclure des demandes personnelles au sein de la prière, mais, selon de nombreux avis, il est même souhaitable que l’homme en prière joigne ses propres requêtes, car les prières personnelles, que l’homme prononce dans sa langue, viennent du plus profond du cœur et éveillent la kavana. Il est simplement souhaitable de ne pas s’étendre longuement en requêtes particulières au sein de la ‘Amida, même durant la bénédiction Choméa’ téphila, car le texte vise essentiellement les besoins de la collectivité ; or si l’on multipliait les demandes particulières au sein de la ‘Amida, ce caractère essentiellement collectif se perdrait. Celui que son cœur porte à multiplier les demandes particulières fera mieux de les présenter après avoir terminé la récitation des bénédictions et dit la première mention du verset Yihiou lératson imré fi… (« Que les paroles de ma bouche et les pensées de mon cœur soient agréées devant Toi, Eternel, mon rocher et mon libérateur »). En effet, tout ce qui se dit après cela ne relève déjà plus de la partie essentielle de la ‘Amida, mais constitue un ajout annexé à celle-ci ; et tant que l’on n’a pas reculé de trois pas, on est encore considéré comme se trouvant en prière devant Dieu, béni soit-Il (Choul’han ‘Aroukh, Ora’h ‘Haïm 119, 2, Michna Beroura 119, 12).

On doit expliciter ses requêtes de façon claire. Aussi, si l’on prie pour un malade, il convient de mentionner son nom. A priori, il est bon de mentionner le nom du malade ainsi que celui de sa mère ou de son père[c]. Toutefois, si le malade est près de soi, il n’est pas nécessaire de mentionner son nom, car il est clair que c’est à son sujet que l’on prie (Michna Beroura 119, 2).


[b]. Dans cette bénédiction, nous prions pour que Dieu bénisse l’année en cours par ses récoltes, la pluie ou la rosée en leur temps et l’abondance matérielle.

[c]. Par exemple : Reuven ben Léa, ou Sarah bat Ra’hel.

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