03. Coutume séfarade

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Les usages diffèrent quant à l’exécution pratique de la coutume dite méhadrin min haméhadrin. Suivant l’usage séfarade, le supplément de perfection apporté à la mitsva consiste essentiellement dans le fait d’allumer un nombre croissant de veilleuses, correspondant au nombre des jours. En revanche, même quand la famille est nombreuse, un seul de ses membres allume les veilleuses de ‘Hanouka, ce qu’il fait conformément au nombre des jours accomplis ou déjà commencés : une veilleuse le premier jour, deux veilleuses le deuxième, jusqu’au huitième jour où il allume huit veilleuses. Le but est en effet de montrer le nombre de jours que dura le miracle, jadis à pareille époque ; car le miracle devient ainsi plus manifeste. Or, si l’on allumait un nombre de veilleuses proportionnel au nombre des membres de la famille, à la distance d’un téfa’h (7,6 cm) de la porte de la maison (comme le veut l’usage), le nombre des jours, lui, ne serait plus reconnaissable, puisque les veilleuses de chacun s’additionneraient les unes aux autres et brouilleraient le compte. Dès lors qu’une seule personne fait l’allumage, il convient que ce soit le chef de famille qui allume pour le compte de tous.

Si les enfants demandent à allumer des veilleuses, on peut leur permettre d’allumer leur propre ‘hanoukia (chandelier de ‘Hanouka), à condition qu’ils aient soin de séparer les chandeliers les uns des autres. En ce cas, d’après de nombreux décisionnaires séfarades, les enfants ne prononceront pas les bénédictions de l’allumage. Toutefois, notre maître le Rav Mordekhaï Elyahou – que la mémoire du juste soit bénie – estime que les enfants, jusqu’à l’âge de la bar-mitsva, sont autorisés à réciter la bénédiction. Selon le Rav Chalom Messas – que la mémoire du juste soit bénie –, même les enfants majeurs, qui voudraient mériter de prononcer la bénédiction, sont autorisés à former l’intention, pendant que leur père procède à l’allumage, de ne point s’acquitter de leur obligation par l’allumage paternel ; dès lors, ils pourront ensuite embellir leur mitsva en allumant par eux-mêmes, et en récitant la bénédiction (Yalqout Chémech, Ora’h ‘Haïm 192).

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