13. À l’approche de l’allumage

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Une demi-heure avant l’heure de l’allumage des veilleuses – c’est-à-dire la tombée de la nuit, comme il sera expliqué au chap. 13 § 4 –, il devient interdit de commencer à manger. Il est même interdit de prendre un repas léger, de crainte que celui-ci ne se prolonge, et que l’on n’oublie d’allumer les veilleuses. De même, il est interdit de prendre une boisson alcoolisée. En revanche, il  est permis de manger des fruits et des légumes, sans limite de quantité ; il est également permis de manger du pain ou de la pâtisserie dans la limite d’un kabeitsa (environ 50 cm³).

De même, il est interdit de commencer, dans la demi-heure qui précède le temps de l’allumage, un travail qui risque de se prolonger longuement. On n’ira pas non plus dormir durant cette période. Toutefois, si l’on demande à un camarade de nous rappeler d’allumer les veilleuses au temps prescrit, on sera autorisé à commencer, durant cette demi-heure, un repas, un travail ou un somme. Quoi qu’il en soit, même si l’on a commencé l’une de ces actions de manière autorisée, c’est-à-dire plus d’une demi-heure avant l’heure d’allumage des veilleuses, on devra s’interrompre dès la tombée de la nuit (tset hakokhavim), et allumer les veilleuses, afin de ne pas laisser passer le temps de l’allumage prescrit par nos sages (Michna Beroura 672, 10, Cha’ar Hatsioun ad loc., La Prière d’Israël 25, 9).

Si l’on est en plein milieu de son travail, et que l’on ne puisse pas retourner chez soi pour allumer les veilleuses à la tombée de la nuit, on est autorisé à poursuivre son travail jusqu’à son terme ; on veillera toutefois à ne pas manger avant d’accomplir la mitsva. S’il s’agit d’un travail qui peut se prolonger longtemps, au point qu’il soit à craindre d’oublier finalement d’allumer les veilleuses, on ne pourra poursuivre sa tâche que si l’on demande à un tiers de nous rappeler d’allumer les veilleuses une fois le travail accompli (cf. ci-après, chap. 13 § 6 et 9).

Lorsqu’arrive le temps de l’allumage, il faut se hâter d’accomplir la mitsva. Même l’étude de la Torah est interdite à ce moment, afin de ne pas retarder l’accomplissement de la mitsva. Mais si un cours de Torah doit se donner à cette heure, et qu’il soit difficile de le fixer à un autre moment dans le cas où on l’annulerait, il sera préférable de maintenir ledit cours ; à la fin de celui-ci, on rappellera à tous les participants d’allumer les veilleuses (cf. ci-après, chap. 13 § 6, note 13).

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