05. Croître et multiplier, pour les personnes déficientes intellectuellement ou mentalement

Les personnes affectées d’un retard intellectuel ou d’un problème mental, qui ne leur permettent pas de prodiguer de manière responsable les soins à donner à des enfants, sont dispensées de la mitsva de croître et de multiplier. On peut apprendre cette règle du fait que la mitsva du mariage est repoussée au moment où l’homme parvient à une claire vision du monde, et a la possibilité de sustenter sa famille (cf. ci-dessus, chap. 5 § 7 et 9). Celui qui n’est pas capable de se montrer responsable à l’égard d’enfants, en s’occupant d’eux, même de façon minimale, n’est pas obligé par la mitsva de procréer.

Même quand elles ont la possibilité de se marier, ces personnes doivent s’abstenir d’avoir des enfants. La manière la plus simple de parvenir à cela est d’installer un stérilet dans l’utérus de la femme[5].


[5]. Selon le Min’hat Chelomo III 103, 2, celui qui ne peut élever des enfants est dispensé de la mitsva. Il ne peut être comparé à la personne dont le statut est, pour moitié, celui d’esclave, et pour moitié celui d’homme libre, ni au cas de l’enfant adultérin, lesquels sont sains d’esprit. Si un tel homme demande de l’aide, afin de pouvoir avoir des enfants avec sa femme, on doit lui dire qu’il est considéré comme juridiquement empêché (anous) et dispensé (patour), puisqu’il ne peut s’occuper d’enfants. À notre humble avis, puisque l’obligation de croître et de multiplier ne leur incombe pas, ces personnes ont l’obligation de recourir à la contraception, afin de ne pas faire venir au monde un enfant qui ne pourra recevoir les soins nécessaires dans le cadre de sa famille. Ci-dessus, nous donnons pour conseil d’utiliser, comme moyen contraceptif, le stérilet, car, de cette façon, la contraception est constante, sans qu’il soit nécessaire aux époux de se souvenir qu’il leur faut faire telle chose. S’il y a un grand-père ou une grand-mère capable d’être pleinement responsable des soins à prodiguer à l’enfant, et qui demande à ce que le couple enfante, il n’est pas obligatoire de recourir à la contraception.

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