19. Heure de fin du jeûne ; Arvit et Birkat halévana

Comme nous l’avons vu (§ 8), le temps d’achèvement du jeûne est en principe tset hakokhavim, la tombée de la nuit. Mais comme il existe une mitsva d’ajouter une portion de temps profane au temps saint, on termine le jeûne quelques minutes plus tard. En Israël, après l’expiration d’environ trente minutes après le coucher du soleil, le moment de tset hakokhavim, ajouté de quelques minutes au titre du supplément fait au jour, a déjà expiré ; on peut donc faire la Havdala, manger et boire. Il n’est pas nécessaire de tenir compte de l’opinion de Rabbénou Tam, qui estime que le moment appelé tset hakokhavim survient soixante-douze minutes après le coucher du soleil (Pniné Halakha – Les Lois de Chabbat I 3, note 1).

Vingt minutes après le coucher du soleil, on peut commencer l’office d’Arvit ; simplement, pour sortir du doute, il est juste de relire, après cet office, le premier paragraphe du Chéma (Pniné Halakha – La Prière d’Israël 25, 5).

Nombreux sont ceux qui récitent la bénédiction de la nouvelle lune (Birkat halévana) à l’issue de Yom Kipour, car, jusqu’alors, en raison de la tension qui régnait lors des jours de jugement, on ne pouvait la réciter, puisqu’elle doit être dite dans la joie. Or à l’issue de la prière de Kipour, la joie arrive à son comble, et c’est alors le moment qui convient pour bénir Dieu et le remercier de la lumière de la lune. D’autres préfèrent regagner leurs foyers, manger et boire, puis se rassembler de nouveau pour réciter cette bénédiction dans la joie. Mais celui qui craint d’oublier de la réciter ensuite, ou à qui il serait difficile de se rendre à la réunion du minyan pour la réciter, fera mieux de la dire dès après Arvit (cf. ci-dessus, chap. 5 § 7).

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