12. Pièces dont la lumière s’allume quand on y entre

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Il est interdit d’entrer dans une pièce dans laquelle a est installé un mécanisme électrique qui déclenche l’allumage de la lumière ou d’un climatiseur quand on entre. Celui qui entre dans une telle pièce ne peut prétendre qu’il n’avait pas l’intention d’allumer la lumière, dès lors que l’on sait que le fait d’entrer déclenche l’allumage de la lumière ou du climatiseur.

Ce problème existe en particulier dans les chambres d’hôtel et dans les toilettes des hôtels. Les clients doivent donc veiller à ce que l’on désactive ces dispositifs automatiques avant Chabbat. Si l’on n’a pas veillé à cela, et que l’on soit hors de la chambre alors que le Chabbat a déjà commencé, on demandera à un non-Juif d’ouvrir la porte pour lui-même ; puis le non-Juif restera un peu dans la pièce, afin de profiter lui-même de la lumière ou de la climatisation : de cette façon, il sera considéré comme ayant allumé pour lui-même, et dès lors, il sera ensuite permis au Juif d’en profiter (cf. ci-après, chap. 25 § 2).

Si l’on est dans la chambre ou aux toilettes, et que l’on sache que, lorsqu’on sortira, on provoquera l’extinction de la lumière ou du climatiseur, de deux choses l’une : si l’on peut y rester facilement jusqu’à la fin du Chabbat, ou qu’un non-Juif soit sur le point d’arriver, qui puisse faire cesser le fonctionnement de ce dispositif, il est préférable d’attendre. Mais si l’attente est pénible, il est permis de sortir de la chambre ou des toilettes. En effet, la raison d’être de l’extinction automatique est de permettre à l’hôtel une économie d’électricité, or celui qui sort de la pièce ne se soucie pas de cela ; nous nous trouvons donc dans un cas de psiq reicha où la conséquence de l’acte n’apporte aucun bénéfice à celui qui l’exécute (psiq reicha dela ni’ha leh), et ce dans le cadre d’un interdit rabbinique – car éteindre la lumière ou un climatiseur est, de l’avis de tous les décisionnaires, un interdit rabbinique. Or en cas de nécessité, il est permis d’être indulgent en cela (cf. chap. 9, note 2).

Cependant, comme nous l’avons vu, on ne pourra ensuite retourner dans la chambre, car le fait d’entrer provoquerait l’allumage de la lumière ou du climatiseur. Ce n’est qu’avec le concours d’un non-Juif que l’on pourra entrer de nouveau dans la chambre. Aussi, le conseil que l’on peut donner dans un tel cas est de demander au non-Juif de désactiver ce dispositif électrique. Il sera alors permis d’entrer dans la chambre et d’en sortir, sans restriction[12].


[12]. On ne peut prétendre qu’il soit permis d’entrer dans une chambre où fonctionne un dispositif électrique d’allumage de la lumière ou du climatiseur au motif que l’on ne serait pas intéressé, le Chabbat, par l’allumage de ceux-ci. En effet, ce mécanisme a été installé, dès l’abord, parce que c’est un motif de satisfaction pour les clients que d’alléger leur effort, et de n’avoir pas à se fatiguer à allumer la lumière et le climatiseur chaque fois qu’ils entrent. Quant au fait que, en raison de l’interdit sabbatique, on ne soit pas intéressé par cet allumage, cela ne transforme pas pour autant cet acte en psiq reicha dela ni’ha leh. Cf. Or’hot Chabbat 26, 28, note 41, Yalqout Yossef III pp. 55-56.

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