14. Détecteurs, dans le domaine public et chez soi

Il est permis de passer en un endroit où est installée une caméra qui filme les passants. En effet, celui qui passe là n’a pas d’intérêt à être filmé, de sorte qu’il n’est pas responsable du fait que son image soit captée par la caméra. De même, il est permis de passer par un portail doté d’un dispositif de détection des métaux, puisque, en entrant là, on n’a pas d’intérêt à ce que soit réalisée cette activité électrique. Dans le même sens, il est permis de marcher dans une rue où sont installés des détecteurs qui captent les mouvements des passants. Il est également permis de marcher en un endroit où est installé un système de protection électrique, qui déclenche une lampe quand on passe à ses abords ; en effet, ceux qui passent là n’ont simplement aucun intérêt à déclencher une lumière. Toutefois, si cela n’entraîne pas un grand effort, il est préférable de choisir un autre chemin, car ce n’est pas faire honneur au Chabbat que de causer indirectement le déclenchement d’un éclairage électrique.

Les décisionnaires discutent du cas d’une maison dont le système d’alarme est désactivé, mais dont les détecteurs continuent de fonctionner, de façon que, chaque fois que l’on passe à certains endroits, des ampoules à diode électroluminescente s’allument, ou bien l’image du passant apparaît sur un écran. Certains interdisent de circuler dans une telle maison, car cela détermine des activités électriques. Quiconque voudrait y circuler doit éteindre entièrement tout le système (avant Chabbat) ou recouvrir tous les détecteurs, de façon que ces derniers n’enregistrent pas les mouvements de ceux qui passent (cf. Chout Harav Harachi du Rav Mordekhaï Elyahou, p. 174). D’autres le permettent, car l’intention de la personne est simplement de marcher, et elle ne voit aucune utilité à ce que son image soit captée par les divers détecteurs ; la seule raison pour laquelle on n’interrompt pas leur activité, c’est le gros effort que cela requiert (Sia’h Na’houm 25). L’opinion principale, en pratique, est ici celle des décisionnaires indulgents ; toutefois, si c’est possible, il est préférable de couper les détecteurs afin qu’ils ne fonctionnent pas.

Il est obligatoire de couper la lampe qui s’allume au passage de ceux qui se présentent à l’entrée d’une maison, car ces personnes tirent une utilité de la lumière qui s’allume. Même si l’on n’y trouve pas d’utilité, ce n’est pas faire honneur au Chabbat que de causer le déclenchement d’une lampe. En cas de nécessité pressante, quand le système est en fonctionnement et qu’il n’y a pas d’autre moyen d’entrer dans le bâtiment, on peut entrer en rasant les murs, d’une façon qui, peut-être, ne mettra pas la lampe en marche ; en ce cas, même s’il est presque certain que notre mouvement mettra tout de même en marche cette lampe, cela se fera d’une manière inhabituelle. En plus de cela, on aura soin de fermer les yeux afin de ne tirer aucun profit de la lumière qui se sera allumée ; on se contentera de les ouvrir à peine, afin de ne pas trébucher sur son chemin.

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