38. La mitsva de raconter la sortie d’Egypte et d’étudier les lois de Pessa’h toute la nuit

Certains ont coutume de réciter, après la Haggada, le Cantique des cantiques, qui fait allusion à l’amour reliant le Saint béni soit-Il et Israël.

Bien que nous soyons quittes, par la lecture de la Haggada, de l’obligation de raconter la sortie d’Egypte, c’est une mitsva que d’ajouter, chaque nuit du 15 nissan, au récit de la sortie d’Egypte, des miracles et prodiges que l’Eternel fit en faveur de nos pères, ce, jusqu’à ce que le sommeil nous gagne. L’étude des lois de Pessa’h ressortit au même principe (Choul’han ‘Aroukh 481, 2, Maharal, Gvourot Hachem 5, 2). En revanche, se livrer au pilpoul (argumentation talmudique complexe et spéculative) n’est pas compris dans cette mitsva (Homélies du ‘Hatam Sofer, p. 265).

Il est préférable de ne pas étirer longuement la récitation de la Haggada, qui précède le repas, de façon que les enfants, et tous les convives, restent éveillés jusqu’à l’achèvement de la quatrième coupe. Il semble que la maxime des sages, selon laquelle quiconque s’étend sur le récit de la sortie d’Egypte durant toute cette nuit est digne de louange, vise essentiellement l’étude que l’on fait après la fin du séder.

Si l’on craint que, en restant éveillé jusqu’à une heure tardive de la nuit, on ne puisse prier convenablement à l’office du matin (Cha’harit), on s’efforcera, au moins, de prolonger ses entretiens sur la sortie d’Egypte jusqu’après le milieu de la nuit (Sidour du Ya’avets, Kaf Ha’haïm 481, 11).

On a coutume, la nuit de Pessa’h, de réciter, avant de se coucher, le Chéma Israël et la bénédiction Hamapil, mais non le reste des versets de la prière du coucher ; en effet, toutes les autres nuits, ces versets sont récités à titre de  protection contre les esprits malfaisants ; tandis que cette nuit-ci fait l’objet d’une protection spéciale contre les esprits malfaisants, et est propice à la Délivrance (Rama 481, 2 ; cf. Ben Ich ‘Haï, Tsav 38).

Que telle soit la volonté de l’Eternel, béni soit-Il, que, de même que nous avons mérité d’apprendre les lois de la soirée du séder conformément à tous ses préceptes, prescriptions et statuts, ainsi nous méritions de l’accomplir.

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