08. Dans quels cas il est permis de dire la bénédiction Chéhé’héyanou

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Celui auquel s’offre l’occasion d’une mitsva, mitsva sur laquelle il est de règle de réciter Chéhé’héyanou – par exemple une circoncision ou le rachat d’un premier-né –, récitera cette bénédiction. En effet, ce n’est pas lui qui a déterminé la date de la bénédiction, mais c’est le Ciel qui lui a donné l’occasion d’accomplir cette mitsva, sur laquelle se dit la bénédiction, pendant les trois semaines (Choul’han ‘Aroukh 551, 17).

De même, si l’on revoit un être cher après trente jours d’absence, et que l’on en éprouve de la joie, on dira la bénédiction Chéhé’héyanou car, si on ne le faisait pas immédiatement, on perdrait la possibilité de la dire. Autre cas : celui à qui une fille est née pendant cette période. Lorsqu’il la verra pour la première fois, il récitera Chéhé’héyanou car, s’il ne le faisait immédiatement, il perdrait la possibilité de la dire (d’après Choul’han ‘Aroukh 225, 1, Michna Beroura 223, 2).

Durant les Chabbats de la période des trois semaines, il est permis, selon la majorité des décisionnaires, de prononcer la bénédiction Chéhé’héyanou. Bien que certains décisionnaires (qui se fondent sur Rabbi Isaac Louria) soient rigoureux en la matière, il est d’usage, halakhiquement, d’être indulgent, et de dire cette bénédiction pour un fruit nouveau, même lors du Chabbat ‘Hazon, Chabbat qui précède le 9 av. Par conséquent, si l’on a l’occasion d’avoir un fruit nouveau pendant les jours de semaine, on en reportera la consommation au Chabbat, et l’on dira la bénédiction Chéhé’héyanou. Si l’on n’a pas la possibilité d’en reporter la consommation – par exemple si l’on ne dispose pas d’un réfrigérateur, et qu’il soit à craindre que le fruit ne pourrisse d’ici au Chabbat –, on le mangera tout de suite, et l’on dira la bénédiction Chéhé’héyanou (Rama 551, 17, Michna Beroura 551, 98). De même, s’agissant des vêtements neufs, on pourra réciter la bénédiction Chéhé’héyanou les Chabbats qui précèdent Roch ‘hodech du mois d’av. Mais le Chabbat qui suit Roch ‘hodech, il faut être rigoureux, en s’abstenant de mettre un habit neuf et de dire Chéhé’héyanou (Michna Beroura 551, 98, Torat Hamo’adim 5, 7).

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